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L'éthique est elle morte ?

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renaissanceCertains tentent de nous expliquer que l’éthique est “passée de mode” : lois des affaires, lois de la politique, loi du système, ils veulent nous faire croire que toute chose non interdite par la loi est de facto autorisée. Ils pensent que la dureté du monde justifie l'évitement des contraintes s’appliquant à chacun, que ce qu’ils obtiennent du système est dû dès lors qu’ils peuvent décider de se l’octroyer, de ne pas appliquer à soi les efforts demandés aux autres.
Le parfum suranné de la morale les fait sourire.

Comment caractériser l’éthique ?

L’éthique est le respect d’une priorité pour le bien commun et le bien des autres avant l’intérêt particulier.

Elle est un parfait alignement entre les arrières pensées, la pensée, les paroles et les actes et derrière ceci la volonté de ne pas tromper autrui.
Elle est le respect de la parole donnée.
Elle est de s’appliquer à soi même ce qui est demandé aux autres.
Elle est la remise en question de soi, sans concession, lors de situations d’échecs.
Elle est le respect de la notion de responsabilité, c’est à dire assumer les conséquences de ses actes.
Elle est le ciment d’une société.


Par glissements successifs, son défaut entraîne la corruption généralisée. Dans un système pyramidal, une personne corrompue à quelque niveau que ce soit dans la pyramide, “intoxique” ceux qui lui sont subordonnés. Si par malheur la tête est corrompue, toute la pyramide devient corrompue.
La corruption peut prendre de multiples formes : des plus amples aux plus insignifiantes en apparence. Toutes les formes concourent à la méfiance de l’autre, la défiance et finalement la crise.
La crise est la conséquence de la mise à l’écart de l’éthique car la crise est la conséquence du manque de confiance

L’éthique amène la confiance. La confiance facilite les échanges et redonne vie à l’économie...


 Nos personnels politiques (car ce sont bien les salariés du peuple et non leurs chefs) sont un bel exemple de ces propos. Les candidats aux élections présidentielles en sont les archétypes.

  • - Un candidat se comporte comme un as des circuits, au volant d’un autobus, forcené prenant en otage tous les électeurs d'un parti politique, passagers plus ou moins volontaires ayant des haut-le-coeur à chaque virage abordé à 300 km heure, crashant finalement son autobus contre un mur.

  • - Un autre candidat d’un des deux grands partis, après avoir demandé à son concurrent le plus proche de se retirer, refuse d’appliquer à lui même ses propres recommandations lorsque la tendance s’inverse. Ce faisant, il fait perdre son concurrent et “ami”. Tous les candidats du même bord ont joué la même partie : la leur, sans prise en compte de l'intérêt commun.

  • - Une candidate fait florès en ostracisant les plus faibles tout en échappant aux enquêtes judiciaires.

  • ...

L’ensemble des partis jouent prioritairement, depuis des décennies, leur survie devant l'intérêt du peuple qu’ils sont censés représenter.

Tous les changements dynastiques se sont effectués sur la corruption et le pourrissement de la dynastie précédente.

Avis aux candidats et aux partis.


L’éthique est morte. Vive l’éthique !!!